Étape 4 · 6 min de lecture
Attendre : devant le tombeau
Le silence de Dieu est peut-être l'épreuve la plus déroutante. La quatrième étape nous fait demeurer avec Marie Madeleine devant un tombeau vide, dans une attente qui devient prière.

Rester quand tout s'est tu
Les disciples sont retournés chez eux. Marie Madeleine, elle, se tient dehors, en pleurs (Jn 20, 11). Elle n'a pas de réponse, pas de solution. Seulement une fidélité à sa question : « Où avez-vous mis mon Seigneur ? »
Cette question est déjà une prière. Nommer l'absence, la porter à haute voix intérieure, c'est refuser de faire semblant. Et c'est ouvrir un espace pour la rencontre à venir.
Une espérance têtue
L'espérance chrétienne n'est pas un optimisme. C'est le choix de demeurer devant un tombeau tout en croyant, sans preuve, que la vie n'a pas dit son dernier mot.
Y a-t-il, aujourd'hui, un tombeau devant lequel je suis appelé à rester ? Une attente à ne pas fuir dans l'agitation ?
« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »
Pour aller plus loin
- Écrire la question que je porte le plus longtemps devant Dieu.
- S'accorder un temps de silence sans chercher à le remplir.
- Confier une attente à un frère ou une sœur en Christ.
Vivre cette étape
Ouvrez le cahier et prenez le temps d'écrire vos propres réponses.